“Grands Reportages” : « Un été pas comme les autres… en Alsace », samedi 19 septembre sur TF1

Mis en ligne par jeudi 17 septembre 2020 2099
“Grands Reportages” : « Un été pas comme les autres… en Alsace », samedi 19 septembre sur TF1

L’été 2020 restera pour beaucoup un été particulier…celui des vacances de l’après confinement. Durant tout l’été, les français ont tenté de retrouver une vie normale. Mais le virus est toujours présent. Les équipes de “Grands Reportages” ont suivi les vacances de 4 familles, en Bretagne, au Pays Basque, sur la côte d’azur et aujourd’hui en Alsace, l’une des régions les plus durement touchées par la covid 19 : 5500 morts en quelques mois.

A ce bilan humain dramatique s’est ajoutée la crainte que l’Alsace, fréquentée d’ordinaire par 22 millions de visiteurs chaque année, ne soit désertée par les touristes. Le temps d’un été, nous avons accompagné ces Alsaciens, qu’ils soient vacanciers ou professionnels du tourisme, qui tentent de renaître après le traumatisme.

A côté de Mulhouse, Julie, Pascal et leurs deux enfants ont dû revoir tout leur programme de l’été. La famille devait partir en Corse à l’occasion d’un mariage, mais à cause de la Covid-19, la cérémonie a été annulée, et leur séjour aussi. Alors Julie et Pascal ont décidé de rester en Alsace, avec un objectif : découvrir leur région sous un jour nouveau : “C’est comme quand tu habites au bord de la mer, tu oublies que la mer est là. On redécouvre, on se rend compte de la chance qu’on a de vivre ici”. Au gré de leurs escapades alsaciennes, la famille Rotolo est allée à la rencontre d’habitants de la région dont la vie a été bouleversée par le coronavirus.

Dans le petit village touristique d’Eguisheim, Bertrand et Florence se battent pour sauver leur restaurant, ouvert depuis moins d’un an. Pour acheter et rénover cette maison alsacienne du XVIIe siècle, ils ont investi plus de 4 millions d’euros, toutes leurs économies et un prêt sur quinze ans. Après plus de deux mois et demi de fermeture, les caisses sont vides et le restaurant est en danger : “C’était un rêve… C’est l’aboutissement d’une vie. Si on perd ça, on perd tout.” Le couple va devoir faire face à une autre difficulté : gérer un restaurant avec les nouvelles contraintes sanitaires.

Au cœur du vignoble alsacien, à Kientzheim, Bertrand et son cousin Frédéric sont inquiets pour leur domaine. Avec le confinement et la fermeture des frontières, leurs ventes de vins se sont écroulées de 75%. Leurs cuves sont encore pleines et les vignerons n’ont pas de place pour vinifier la prochaine récolte. Ils vont donc sacrifier une partie de leur production de l’an passé : l’équivalent de 10 000 bouteilles de vin, envoyées à la distillerie. Un dispositif d’aide exceptionnel mis en place par l’État mais un crève-cœur pour Bertrand et Frédéric : “C’est du temps perdu, de l’argent perdu, moralement c’est une misère. Mais pour l’avenir et pour notre survie, c’est la seule chose qu’on ait à faire.”

Au Zoo de Mulhouse, Benoît le vétérinaire redouble de vigilance quand il s’occupe des animaux. Des études l’ont prouvé : la maladie peut se transmettre à certaines espèces. Benoît doit donc réaliser des tests Covid sur les panthères et les gibbons : “On a sûrement été le Zoo avec le plus de soigneurs malades, c’est donc une évidence de participer à cette étude. Cela nous permettra de mieux connaître ce virus”. Mais introduire un écouvillon dans la narine d’un félin est loin d’être évident. Cela fait trois mois que les soigneurs entraînent les animaux. Vont-ils y parvenir ?

Enfin, pour Julie, la maman, l’épidémie a été un déclic professionnel : cette infirmière a décidé de se reconvertir et d’ouvrir un magasin en plein été. Un pari risqué dans lequel nous l’avons suivie…

Dernière modification le jeudi, 17 septembre 2020 19:01