“Reportages découverte” : « Affaires de famille », épisode 1 à revoir dimanche 9 janvier sur TF1

Mis en ligne par vendredi 7 janvier 2022 1299
“Reportages découverte” : « Affaires de famille », épisode 1 à revoir dimanche 9 janvier sur TF1

En France, 83% des entreprises sont familiales. Certaines se transmettent de génération en génération parfois depuis plusieurs siècles. Quel est le secret de cette longévité ? Comment transmet-on un savoir-faire ancestral et comment reçoit-on cet héritage ? Comment assure-t-on la pérennité de très vieilles entreprises sans tourner le dos au passé ? Pendant plus d’un an, les équipes de “Reportages Découverte” ont suivi ces entreprises familiales en pleine mutation.

Du dirigeant au seuil de la retraite, aux premiers pas du jeune qui prépare la relève en passant par les changements opérés pour survivre… une série inédite en trois épisodes pour mettre à l’honneur des entreprises qui font la renommée du savoir-faire Français.

Dans ce premier épisode, coup de projecteur sur l’un des derniers soyeux de France, un célèbre horloger, une brasserie du Nord et un parc d’attraction en Bretagne.

Depuis 1752, la manufacture Prelle perpétue la tradition des soyeux de Lyon en habillant de tentures les plus précieux châteaux et appartements luxueux. A 24 ans, Sabine, 9ème génération, a choisi de se reconvertir pour rejoindre son père, Guillaume, actuel dirigeant de l'entreprise. « On pensait qu'aucun de nos trois enfants ne reprendrait le flambeau, l'arrivée de Sabine est inespérée », avoue Guillaume. La jeune fille s'est donnée plusieurs mois pour savoir si elle se sent prête à succéder à son père. Mais avant, Sabine doit asseoir sa légitimité, se former et faire ses preuves sur ce qui constitue sa première grande commande : redécorer entièrement l'une des pièces d'un prestigieux musée à Boston aux Etats-Unis. « Je ne veux pas être la fille de, je dois me montrer à la hauteur de ce que mon père et avant lui mes ancêtres ont accompli. Notre héritage est unique. Et nous sommes parmi les seuls au monde à savoir encore tisser la soie », reconnaît Sabine.

La région du Doubs a longtemps été considérée comme le berceau de l'horlogerie française mais ces dernières années, les usines ont fermé les unes après les autres. L'entreprise Michel Herbelin dans le village de Charquemont fait figure d'exception en continuant de produire ses montres sur place. Garant de ce savoir-faire, Pierre-Michel s'apprête à quitter le navire et transmettre les rênes à la jeune garde : son fils Maxime, son neveu et deux amis de la famille. Mais les divergences de points de vue entre ce gardien de l'histoire et cette génération tout feu tout flamme pourrait bien enrayer cette mécanique de succession bien huilée. La jeune garde a choisi de révolutionner l'un des modèles phares. « Nous voulons marquer un tournant dans l'histoire de la marque et cela passe par la modernisation de la gamme », explique Maxime. Pierre-Michel lui a l’impression « d'être celui qui freine des quatre fers ». « Je n'arrête pas de leur dire qu'avant de casser les codes, il faut les maîtriser ». Le départ à la retraite du père marquera aussi la fin d'un rapport complexe entre père et fils. Travailler en famille n'est pas de tout repos.

Pendant trois siècles, la brasserie Motte-Cordonnier a fait vivre des centaines d'employés du Nord de la France jusqu'à ce qu'elle soit revendue à un groupe belge par Bertrand Motte, huitième dirigeant. L'histoire de cette bière aurait pu s'arrêter là mais à l'enterrement de ce père et grand-père adoré, l'idée germe de ressusciter la brasserie et de poursuivre la saga familiale. « C'est un projet fou », expliquent Frédéric et François, les deux frères représentants de la 9ème génération. « Nous avons grandi à Armentières, nous sommes passionnés par la bière mais ce n'est pas une succession classique. L'entreprise n'existe plus, nous avons tout à construire ». A 15, enfants et petits-enfants ont neuf mois pour accoucher d'une nouvelle brasserie sur le site de l'ancienne. Ces apprentis brasseurs vont devoir se retrousser les manches s'ils veulent réussir à produire cette cuvée de la renaissance. « Il faut coller à l'ADN Motte-Cordonnier mais aussi s'adapter aux goûts des consommateurs d'aujourd'hui. C'est notre défi », résume Ingrid, l'une des petites-filles. Malgré leur enthousiasme, les obstacles vont se multiplier...

Quand Francis l'agriculteur et son frère Jean-Pierre ont acheté leur première structure gonflable pour amuser les clients de leur petit camping créé pour arrondir les fins de mois, ils n'auraient jamais pensé arriver un jour à ce site de 17 hectares. « Le premier jour on a fait cinq francs de recette grâce à notre château gonflable. Depuis on n'a jamais cessé d'investir », raconte Francis fièrement. Le parc d’attraction de la Récré des Trois curés en Bretagne s'apprête pourtant à opérer le plus gros virage de son histoire avec le pari fou de la nouvelle génération. Pour se démarquer face à la concurrence et devenir le plus gros parc de l'Ouest français, Nadine, Emmanuel, Kévin et Arnaud, les enfants des fondateurs aujourd'hui à la retraite, voient les choses en grand. A l'occasion des trente ans du parc, ils ont décidé de s'offrir un énorme cadeau à 7 millions d'euros : un grand huit dernier cri qui donne le tournis aux papis. « On a une énorme pression sur nos épaules, avoue Nadine. Quand on voit d'où sont partis nos parents, on se doit de réussir ».

Dernière modification le vendredi, 07 janvier 2022 14:42
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