“Zone Interdite” « Plus vertes, moins chères : la grande revanche des villes de province », dimanche 9 mai sur M6 (vidéo)

Mis en ligne par vendredi 7 mai 2021 3807
“Zone Interdite” « Plus vertes, moins chères : la grande revanche des villes de province », dimanche 9 mai sur M6 (vidéo)

Dimanche 9 mai à 21:05, Ophélie Meunier vous proposera de suivre sur M6 un nouvel inédit du magazine “Zone Interdite” qui a suivi des Franciliens en pleine reconversion professionnelle qui ont décidé de quitter la région parisienne.

Les Français rêvent de verdure et d'espace, de commerces de proximité, d'une meilleure qualité de vie. La crise sanitaire et ses confinements successifs ont amplifié ce phénomène. Aujourd'hui, six Franciliens sur dix sont prêts à entamer une reconversion professionnelle pour quitter la région parisienne. Et des entreprises proposent même à leurs salariés de choisir la ville dans laquelle ils souhaitent s'installer. Une révolution géographique est-elle en marche ? Enquête sur un nouveau phénomène.

Pour Mélanie, fini les présentations Powerpoint et les rendez-vous clients. Cette chargée de communication ouvre une pâtisserie avec Maxime, son compagnon. Ces Versaillais ont choisi d'implanter leur boutique à Laon, une cité médiévale située dans l'Aisne. Ici, le mètre carré se négocie autour de 1 000 euros, contre 8 000 dans leur ville d'origine. Mélanie et Maxime ont investi toutes leurs économies dans leur commerce. Mais, dans cette ville de 25 000 habitants, auront-ils une clientèle suffisante pour que leur projet soit rentable ?

Boudés il y a peu, les départements comme l'Indre, la Sarthe ou l'Orne ont désormais la cote. Les élus locaux rivalisent d'ingéniosité pour attirer les citadins. Dans l'Yonne, le maire de Tonnerre, 4 500 habitants, s'est lancé dans un projet étonnant : récupérer les biens immobiliers à l'abandon dans son village pour les revendre à très petit prix à de nouveaux habitants. Comptez 12 000 euros pour une maison de 100m², mais à ce prix, les travaux sont colossaux.

Manon et Émilien, eux, ont choisi l'Allier. Ils étaient locataires en banlieue parisienne et ont décidé de sauter le pas. Pour élever, au vert, leur petite fille d'un an, ils vont retaper un ancien relais de poste au cœur de Chantelle, un village de 1 000 habitants. Émilien, électricien, va devoir se faire une nouvelle clientèle et Manon repartir à zéro. À 28 ans, cette ancienne commerciale voudrait ouvrir une crèche dans son nouveau village, mais elle doit d'abord convaincre le maire et la banque. Pour le jeune couple habitué à vivre en ville, entouré d'amis, le calme de la vie à la campagne ne va-t-il pas devenir pesant ?

S'installer en province, c'est aussi gagner en pouvoir d'achat. Jonathan et Jessica, parents de deux petites filles, louaient 60m² à Paris. Pour quasiment le même montant mensuel, ils ont pu emprunter de quoi acheter une villa avec piscine en Provence. Grâce au télétravail, Jessica a gardé son emploi et fait, une fois par semaine, la navette entre Avignon et Paris. Jonathan, qui était responsable de l'accueil dans une maison de disque, peine à trouver du travail dans sa nouvelle région. Une situation qui va vite devoir évoluer car, chaque mois, la famille doit rembourser son emprunt immobilier.

D'autres salariés n'ont pas ce problème. C'est leur entreprise toute entière qui leur a proposé de se délocaliser en région, pour économiser sur l'immobilier de bureaux. La start-up parisienne LiveMentor, spécialisée dans l'enseignement à distance, a demandé à ses 45 employés de voter pour leur destination préférée. C'est Aix-en-Provence qui est arrivée en tête. La plus grande partie des salariés va s'y installer, cinq autres ont préféré Vannes, en Bretagne. L'un des deux patrons, Alexandre Dana, 32 ans, a choisi de ne pas choisir ! Il va vivre en nomade, sans bureau fixe ni même d'appartement, pendant les deux prochaines années.

Dernière modification le 07/05/2021 à 08:51
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