17:30 L'invité de "C dans l'air"
C dans l'air reçoit chaque jour en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce vendredi 2 janvier 2026, Salhia Brakhlia reçoit Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24, ancienne correspondante à Téhéran.
Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l'ordre ont fait six morts jeudi dans l'ouest de l'Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d'une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s'est depuis élargie à des revendications politiques. Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s'étendre à une partie du pays. Le taux d'inflation était en décembre de 52% sur un an, selon des statistiques officielles.
Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient "prêts" à intervenir si des manifestants étaient tués en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de "déstabilisation" de la région. "Si l'Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d'Amérique viendront à leur secours", a déclaré vendredi Donald Trump sur son réseau Truth Social. "Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir", a-t-il ajouté. Un conseiller du guide suprême iranien, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de "déstabilisation" du Moyen-Orient. "Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains", a-t-il réagi aujourd'hui sur le réseau social X.
Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l'ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que "toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l'ordre public" constituaient "des crimes" qui seraient traités "avec la plus grande fermeté par la justice". Il a insisté sur la nécessité de distinguer les manifestants défendant les moyens de subsistance et des émeutiers. "Nul ne peut commettre d'actes illégaux ni menacer la sécurité des personnes sous prétexte de problèmes économiques ou sociaux", a-t-il dit. Trente personnes accusées de "troubles à l'ordre public" ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l'agence Tasnim.
Ces protestations sont-elles le signe d'un pouvoir affaibli, sous pression internationale en raison de son programme nucléaire ? Comment va réagir le régime en cas d'intensification des protestations ?
17:45 "C dans l'air"
Salhia Brakhlia décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Nicolas Bouzou, économiste, directeur fondateur du cabinet Astérès et Chroniqueur à L’Express.
Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction de L’Usine Nouvelle.
Isabelle Ryl, vice-présidente Intelligence artificielle à l'Université Paris Sciences & Lettres (PSL).
Guillaume Grallet, journaliste au Point.
Le thème de l'émission :
IA : demain tous chômeurs ?
L'intelligence artificielle (IA) prend de plus en plus de place dans nos vies. Elle commence même à remplacer certains emplois et suscite de ce fait une inquiétude grandissante. Aux Etats-Unis, la mutation a déjà commencé. Dans le secteur du conseil, le géant Accenture a annoncé pas moins de 12 000 licenciements. L'ampleur de ce plan social est inédite dans ce domaine d'activité et traduit une certitude : l’adaptation à l’IA n’est plus une option. Un signal fort dans un secteur historiquement fondé sur le capital humain.
Dans le secteur bancaire européen, ce sont de plus de 200 000 emplois qui pourraient être supprimés d’ici à 2030, selon une étude de la banque Morgan Stanley relayée par le Financial Times. Ces perspectives posent question quant à la façon dont le marché du travail va être façonné dans le futur. Malgré les craintes d'une menace pour l’emploi, des analyses soulignent que l’IA n’élimine pas les postes mais transforme les missions, en concentrant l’effort humain sur les tâches complexes et stratégiques. Si l’IA automatise déjà une grande partie des tâches répétitives, l’humain demeure en effet un atout dans de nombreux domaines, comme les relations commerciales.
Les États-Unis, qui se déjà sont emparés de ce marché, cherchent à accroitre leur avance. Dans cette optique, le président Donald Trump a lancé il y a un an le projet Stargate. Chiffré à 500 milliards de dollars, il est destiné à bâtir les centres de données géants de la future génération d’IA. Le programme est élaboré par OpenAI, la firme qui a lancé ChatGPT, la société d’investissement japonaise SoftBank et le géant du numérique Oracle. Les poids lourds mondiaux du numérique comme Amazon, Microsoft ou encore Facebook devraient profiter des retombées. Pour l'heure, leur capitalisation boursière atteint des sommets... Et commence à préoccuper les investisseurs et les autorités financières. Ces derniers craignent qu'il s'agisse d'une bulle et que tout s'effondre comme un château de cartes.
La rupture technologique introduite par l'IA a des répercussions dans le domaine militaire, ce qui constitue enjeu majeur. Quelles places occuperont par exemple les robots et les drones sur le champ de bataille ? La question se pose déjà. Le 1er mai 2024, la France a ainsi annoncé la création de l’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense (AMIAD), rattachée directement au ministre des Armées. Bertrand Rondepierre dirige cette structure pensée pour doter la défense française de capacités souveraines en IA. Une équipe de C dans l'air l'a rencontré.
L'IA va-t-elle nous priver de dizaines, voire de centaines de milliers d’emplois dans un proche avenir ?
Une bulle financière est-elle en train de se former dans le secteur de l'IA ?
Comment l'IA va-t-elle modifier le visage des guerres à venir ?
Trente ans de prison. C'est la peine dont a écopé Cédric Jubillar, reconnu coupable du meurtre de sa femme par la cour d'assises du Tarn ce vendredi. « Je tiens à dire que je n'ai absolument rien fait à Delphine », avait pourtant affirmé ce peintre-plaquiste de 38 ans lors de sa dernière prise de parole. La défense a déjà annoncé qu'elle ferait appel. Un nouveau procès devrait ainsi se tenir en 2026 pour le "meurtre aggravé" en décembre 2020 de Delphine Aussaguel, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
Hier, les avocats de Cédric Jubillar avaient affirmé leur "intime conviction" de l'innocence de Jubillar, et tenté de rappeler les principes de prudence et de présomption d’innocence dans de telles affaires. Ils ont notamment souligné que rien, selon l'enquête, n'a permis de mettre en évidence l'existence d'une scène de crime. Les jurés ont donc du décider du sort de l'accusé sans preuves, mais avec des indices graves, et leur propre conviction.
Cette affaire, très médiatisée, rappelle sur plusieurs points celle de Jonathann Daval. Celui-ci purge actuellement une peine de vingt-ans de prison pour le meurtre de son épouse, étranglée en octobre 2017 à leur domicile de Gray-la-Ville (Haute-Saône) puis brûlée le lendemain dans un bois. Pendant trois mois, l'informaticien avait montré le visage d'un veuf éploré avant de finalement avouer le meurtre.
Comment se reconstruisent les proches lorsqu'un féminicide détruit une famille ? Pour en parler, C dans l'air est allé à la rencontre de Vanessa Vazard, dont la mère a été tuée par son père en 2011. Avec le décès de sa mère et l'emprisonnement de son père, c'est elle qui a été désignée tutrice de ses quatre frère et sœurs mineurs, sans évaluation des besoins ou des ressources du foyer.
Alors, que retenir du procès de Cédric Jubillar ? Quelles sont les similitudes avec l'affaire Daval ? Comment venir en aide aux orphelins des féminicides ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

































