17:30 L'invité de "C dans l'air"
C dans l'air reçoit chaque jour en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce samedi 3 janvier 2026, Salhia Brakhlia reçoit Richard Werly, éditorialiste international au quotidien suisse Blick.
Les frappes de cette nuit à Caracas illustrent la manière dont les États-Unis projettent leur puissance dans le monde. Cette démonstration de force militaire interroge moins le seul dossier latino-américain que l’évolution globale de la politique étrangère américaine sous Donald Trump. Dans le sillage du président, une partie de l’opinion publique américaine se détourne brutalement de ses alliés européens historiques, jusqu’à la détestation.
Pour comprendre la nouvelle vision du monde trumpiste, Richard Werly a parcouru pendant plusieurs mois une quinzaine d'États américains en camping-car. Son constat est sans appel : l’Amérique MAGA est convaincue que l’Europe est faible, dépendante, et destinée à être traitée comme une vassale. Une vision partagée aussi bien par les électeurs rencontrés de Mar-a-Lago à Chicago que par l’administration Trump.
Quels sont les ressorts idéologiques de cette défiance assumée ? Les Européens prennent-ils la mesure du mépris qui s’est installé chez une partie de l’opinion publique américaine à leur égard ?
17:45 "C dans l'air"
Salhia Brakhlia décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Anthony Bellanger, éditorialiste FranceinfoTV, spécialiste des questions internationales.
Anne Toulouse, journaliste franco-américaine.
Lauric Henneton, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin.
Anne Deysine, juriste et politologue, spécialiste des États-Unis.
Le thème de l'émission :
Trump et ses ennemis
Le Venezuela sous le choc. De fortes explosions accompagnées de bruits ressemblant à des survols d'avions ont touché la capitale Caracas très tôt ce matin. Le pays dénonce dans un communiqué "la très grave agression militaire" des États-Unis. Le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et avait même affirmé que les jours du président du pays, Nicolás Maduro, étaient "comptés".
Dans une publication sur son réseau social Truth, le locataire de la Maison-Blanche a assuré après l'opération que Nicolás Maduro avait été "capturé avec son épouse et expulsé du pays". La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a affirmé quelques heures plus tard que le président vénézuélien et son épouse avaient été inculpés dans le district sud de New York, suite à leur exfiltration. Ils devront répondre d'accusations liées au trafic de drogue et au "narcoterrorisme".
La lutte contre le narcotrafic est en effet le prétexte donné par l'administration Trump pour justifier les opérations militaires en cours depuis plusieurs semaines contre le Venezuela et la capture, ce matin, du chef de l'Etat.
Le gouvernement vénézuélien affirme quant à lui que l'objectif réel des États-Unis est "de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais". Le pays dispose en effet des plus grandes réserves d'or noir de la planète, avec environ 20% du total mondial. Au-delà de ses prodigieuses ressources, c'est le régime même du Venezuela que l'administration Trump semble vouloir faire tomber.
Depuis 1999 et la prise de pouvoir par Hugo Chávez, le prédécesseur de Nicolás Maduro, le pays est en effet l'un des très rares du continent à refuser de s'aligner sur les intérêts de Washington. Or, depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a réactivé la doctrine Monroe qui définit les Amériques comme la chasse gardée des Etats-Unis. Le pays s'arroge ainsi la prérogative d'intervenir dans les pays du continent, y compris hors du cadre du droit international. Au Venezuela, la capture de Nicolás Maduro pose désormais la question de la survie du régime, alors que le président avait été reconduit au pouvoir lors d'élections entachées de fraudes massives.
Comment les Etats-Unis ont-ils pu réaliser une telle opération ?
Que va-t-il advenir du président du Venezuela Nicolás Maduro, désormais capturé par les Etats-Unis ?
Cette opération militaire américaine signe-t-elle la fin du droit international ?
Après la capture de Nicolás Maduro, son régime peut-il survivre au Venezuela ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.


































