En 1979, le ministre Robert Boulin trouvait la mort dans des circonstances suspectes. Un nouveau témoignage a relancé l'enquête vers un possible meurtre.
Robert Boulin, ministre du Travail et de la Participation de Valéry Giscard d’Estaing, a été retrouvé mort le 30 octobre 1979 dans un étang de la forêt de Rambouillet, dans les Yvelines. Pendant des années, la thèse officielle s'orientait vers un suicide malgré le combat de sa fille, Fabienne Boulin-Burgeat, convaincue qu'il s'agissait d'un assassinat.
Alors que l'information judiciaire se dirigeait vers un non-lieu en 2022, un nouveau témoignage, des décennies après la mort du ministre, a relancé les investigations.
Les équipes de "13h15 le dimanche" suivent l'énigme de l'affaire Boulin depuis des années. Avec ce document réactualisé, le magazine fait le point sur ce coup de théâtre, et sur l'enquête concernant les réelles circonstances de la mort du ministre.
Quelles sont les réelles circonstances de la mort du ministre ?
Un collège d’experts nommés par le juge de Versailles qui instruit l’affaire depuis 2015 a statué : rien dans les examens effectués à l’époque ne permettait de conclure à une mort par noyade du ministre, et encore moins à son suicide. Les photos du corps révèlent une fracture au niveau du nez, provoquée par une chute ou un objet contondant. Rien dans les examens pratiqués à l’autopsie en 1979 ne permettait d’indiquer l’heure exacte du décès.
Ces trois affirmations donnent aujourd’hui raison à la fille cadette de l’homme politique et à son avocate, maître Marie Dosé. Celui qui a été secrétaire d’État et ministre sous trois présidents de la République n’a pas avalé du Valium pour mettre fin à son existence. Mais que s’est-il passé au cours de cette nuit du 29 au 30 octobre aux abords de Montfort-l’Amaury ?
Deux témoins avec la même histoire
Aujourd’hui, c’est un deuxième homme qui décide de parler et de donner des noms. Les deux témoins ne se connaissent pas. En revanche, leurs descriptions des liens qui ont uni voyous et politiques autour de la personne de Robert Boulin racontent la même histoire, celle des bas-fonds de la République, dans un monde sans merci où tous les coups sont permis.
Un document signé Marie-Pierre Farkas, Henri Desaunay, Alexandre Marcellin, Benoît Viudès.


































