17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit chaque jour en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mardi 3 février 2026, Caroline Roux reçoit Annette Wieviorka, historienne, spécialiste de la Shoah et autrice du livre "Le Procès de Nuremberg", aux éditions Liana Levi.
Il y a 80 ans a eu lieu le procès de Nuremberg. Ce premier procès international, qui a permis de juger les criminels nazis, et de définir la signification et la spécificité du génocide des juifs, a été très largement documenté par l'historienne Annette Wieviorka. Quelle est la portée de ce procès ? Quel a été son impact dans la reconnaissance de l'Holocauste ? Nuremberg, c'est la genèse de la justice pénale internationale après la Seconde Guerre mondiale, notamment l'apparition de la notion de crime contre l'humanité.
La semaine dernière est sorti le film "Nuremberg", de James Vanderbilt, qui aborde notamment la psyché de Goering, à travers la relation ambiguë nouée entre le criminel nazi, figure centrale du 3ème Reich, et le psychiatre de l'armée américaine chargé de suivre et de surveiller la santé mentale des accusés. Il décortique aussi la mécanique qui a conduit les dirigeants nazis à imaginer et mettre en oeuvre la "solution finale".
Annette Wieviorka, historienne, spécialiste de la Shoah, et auteure du livre "Le Procès de Nuremberg", aux éditions Liana Levi, reviendra sur la portée du procès de Nuremberg, et sur l'importance historique qu'il a encore aujourd'hui.
17:45 "C dans l'air"
Les experts invités :
Jérôme Jaffré, politologue, chercheur associé au CEVIPOF.
Fanny Guinochet, éditorialiste économique à France Info.
Mathilde Siraud, rédactrice en chef du service politique du Point.
Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP.
Le thème de l'émission :
Budget adopté, qui va payer ?
Fin du marathon budgétaire. Après l’échec, hier, des ultimes motions de censure déposées par la gauche, à l’exception des socialistes, et par l’extrême droite, la loi de finances pour 2026 est considérée comme définitivement adoptée. En dépit de sa promesse d’y renoncer, Sébastien Lecornu aura dégainé trois 49.3 (sur la partie recettes, la partie dépenses, puis le texte définitif) pour faire passer sans vote le texte, négocié avec le socle commun et les socialistes, sur lequel les députés ne sont pas parvenus à s’accorder. Encore quelques jours, le temps que le Conseil constitutionnel l’analyse et en retire les articles non conformes à la Constitution, et il sera promulgué. Le budget 2026 devrait entrer en vigueur autour du 10 février.
Ainsi s’achève une longue séquence entamée dès le 15 juillet 2025, lorsque le Premier ministre d’alors, François Bayrou, avait avancé de premières pistes. Plus de deux cents jours de discussions, de débats électriques et de tractations ont suivi. Alors, quel est le contenu du budget 2026 ? La copie initiale envisageait de réduire le déficit public à 4,7 % du PIB en 2026, contre 5,4 % du PIB en 2025. Il prévoit finalement un déficit public de 5 %, à hauteur de 131,9 milliards d’euros. Impôts, taxes, économies… Quelles sont les principales mesures ? Qui sont les gagnants et les perdants ?
La séquence politique autour du vote du budget 2026 laisse des traces sur la cote de popularité des principales formations politiques et de leurs représentants. Alors que la campagne des municipales débute, un sujet s’impose. Sur le terrain, les candidats vont à la rencontre des Français et un thème est au cœur des préoccupations : le logement. Il s’agit du poste de dépense qui pèse le plus sur leur pouvoir d’achat et qui a le plus augmenté ces dix à quinze dernières années.
« Tous les signaux sont au rouge », alerte ces derniers jours la Fondation pour le logement, qui dépeint, dans son dernier rapport, 2025 comme une année noire, avec près d’un million de personnes sans logement personnel en France. Parmi elles, environ 350 000 sont sans domicile ou hébergées en structures d’urgence, dont 40 000 vivent à la rue, tandis que 600 000 personnes sont contraintes d’être hébergées chez des tiers. Plus de 900 décès de personnes sans-abri ont été recensés en 2025. Au total, 4,2 millions de personnes sont aujourd’hui sans logement ou mal logées en France. À ce chiffre s’ajoutent 12,3 millions de personnes fragilisées par la crise du logement : ménages en impayés de loyers, victimes de la précarité énergétique, situations de surpeuplement ou logements inadaptés au handicap.
« On n’avait jamais connu de telles tensions sur le front du mal-logement et de la pauvreté », a déclaré Christophe Robert, délégué général de la Fondation, dénonçant une réponse politique « très en deçà des besoins ». Selon lui, l’année 2025 s’est achevée « comme elle avait commencé : sans budget, dans l’instabilité politique et l’illisibilité de l’action gouvernementale ». La Fondation appelle également à la mobilisation des élus locaux pour enrayer une « spirale inquiétante ».
Les situations varient selon les territoires, mais aucun n’est épargné. À Paris, l’habitat prend déjà une place centrale dans la campagne, avec des propositions très opposées, à gauche comme à droite.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.



































