Marie-Michèle Calvez, une femme de 40 ans, conseillère commerciale en assurances, vivant à Plonéour-Lanvern, menait une vie jugée sans histoire apparente : en couple stable, sans enfants, bien intégrée localement.
Dans la nuit du 22 septembre 1994, trois marins pêcheurs aperçoivent une lueur et une épaisse fumée. Ils découvrent une voiture en flammes, abandonnée près des ruines d'une ancienne conserverie de poissons. Dans le coffre, les pompiers et gendarmes trouvent un corps calciné, recroquevillé, méconnaissable.
L'immatriculation permet rapidement d'identifier la victime : c'est Marie-Michèle Calvez. L'autopsie révèle qu'il s'agit d'un meurtre : elle a été tuée avant d'être placée dans le coffre et incendiée. Le crime apparaît prémédité et particulièrement violent (corps très abîmé, tentative d'effacer toutes preuves).
Malgré une enquête importante à l'époque (auditions très nombreuses dans le petit milieu local des pêcheurs et des assureurs), aucun mobile clair n'a émergé et aucun suspect n'a pu être confondu. Plusieurs pistes ont été explorées sans succès.


































