17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce jeudi 5 mars 2026, Caroline Roux reçoit Nathalie Loiseau, députée européenne Horizons, ancienne ministre des Affaires européennes.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Général Nicolas Richoux, ancien commandant de la 7ème brigade blindée et ancien attaché de défense à Berlin.
Dominique Moïsi, géopolitologue, conseiller spécial de l’Institut Montaigne.
Patricia Allémonière, grand reporter.
Nicolas Barotte, correspondant Défense au Figaro.
Le thème de l'émission :
Iran : la guerre s'étend...
Au sixième jour de guerre au Moyen-Orient, les attaques sont de plus en plus nombreuses et violentes. Israël a intensifié ses frappes contre le Hezbollah au Liban, où 700 000 Libanais sont désormais appelés à évacuer le sud du pays. L'armée israélienne progresse désormais au sol, tout en continuant, avec les États-Unis, les bombardements intensifs sur l’Iran, et bien au-delà. Un sous-marin américain a coulé mercredi une frégate iranienne au large du Sri Lanka, dans l’océan Indien. Selon le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, le bâtiment iranien est le premier coulé par une torpille américaine depuis la Seconde Guerre mondiale.
Téhéran, de son côté, réplique par des salves de drones et de missiles contre Israël, des cibles américaines dans les pays du Golfe, mais aussi ce jeudi dans la région autonome du Kurdistan en Irak. Hier, la Maison-Blanche avait confirmé des discussions entre Donald Trump et « des dirigeants kurdes » sur la base américaine du nord de l’Irak, tout en démentant les informations de plusieurs médias américains selon lesquelles les États-Unis comptaient armer des milices kurdes contre l’Iran pour susciter un soulèvement. Les gardiens de la révolution ont également assuré dans la journée qu'un missile iranien avait « touché » un pétrolier américain dans « le nord du golfe Persique ».
De nouvelles frappes qui nourrissent les inquiétudes sur une extension de la guerre et son impact pour l’économie mondiale, alors que le détroit d’Ormuz, passage clé pour le commerce mondial, cristallise les tensions. Téhéran a averti que tout navire tentant de franchir le détroit s’expose à des frappes, ce qui dissuade désormais la plupart des bateaux de s’y aventurer.
Car si les frappes de missiles peuvent être interceptées, la menace des drones est bien plus difficile à contrer. L’Iran, qui en possède des milliers, les déploie en essaims pour saturer les défenses aériennes. Ces appareils, petits, lents et volant à basse altitude, échappent plus facilement aux radars conçus pour détecter des missiles rapides évoluant en haute altitude. Le régime des mollahs a également développé des drones de surface et des véhicules sous-marins capables de mener des attaques, qu’il a intégrés à son arsenal. L’un d’eux a frappé ces derniers jours un pétrolier battant pavillon des Îles Marshall.
Face à ces risques, l’option d’escortes militaires pour les navires commerciaux est envisagée. Emmanuel Macron a proposé de bâtir une coalition pour sécuriser « les voies maritimes essentielles ». Le président de la République a ordonné le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, ainsi que l’acheminement de systèmes antimissiles et antidrones avec « une frégate équipée » à Chypre, pays membre de l’UE qui dispose de deux bases militaires britanniques. L’une d’elles a été ciblée dimanche par des drones quelques heures après que Keir Starmer, le Premier ministre travailliste, eut annoncé qu'il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa guerre. Londres a assuré lundi que ses bases à Chypre ne seraient pas utilisées par les Américains. La présidence française a fait savoir, ce jeudi, que Paris, Rome et Athènes allaient « coordonner » l'envoi de moyens militaires pour défendre l'île.
Alors pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ? Drones, missiles… combien de temps le régime des mollahs peut-il tenir ? Quelle est la stratégie américaine ? Les journalistes du magazine ont interviewé John Bolton, ancien conseiller à la sécurité de Donald Trump.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.


































