En 1977, le procès de Patrick Henry, jugé pour l'enlèvement et le meurtre d'un enfant de 7 ans, a marqué l'histoire judiciaire. Contre toute attente, l'accusé évite la peine de mort, un verdict qui contribuera à l'abolition de la peine capitale quatre ans plus tard.
"La France a peur" : il y a cinquante ans, le présentateur Roger Gicquel commence le journal du soir avec cette formule qui a marqué les esprits. Fin janvier 1976, les Français vivent au rythme d’un terrible fait divers : la disparition du petit Philippe Bertrand, 7 ans, à Troyes, enlevé à la sortie de l’école. Quelques semaines plus tard, ils découvrent à la télévision, horrifiés, le visage du kidnappeur qui a été arrêté. Sous son lit, la police a retrouvé le corps sans vie de l'enfant.
À l’époque, la guillotine est encore d’usage, et Patrick Henry encourt la peine de mort. D’ailleurs, l’opinion publique, massée devant le tribunal de Troyes, réclame sa tête. Mais est-ce si simple de décider en conscience de la mort d’un homme ? L’avocat de la défense, Robert Badinter, s’est fait la promesse de ne plus jamais laisser envoyer personne à l’échafaud.
Épisode 1 • L’enlèvement
Le petit Philippe, 7 ans, est enlevé à la sortie de son école près de Troyes le 30 janvier 1976. Une rançon est très vite exigée auprès de la famille Bertrand : elle doit verser 1 million de francs.
Épisode 2 • Le "monstre" et la haine
Les enquêteurs tiennent enfin une piste. Et un nom : Patrick Henry, un commerçant de Troyes qu'ils vont rapidement interpeller. Encore faut-il obtenir des aveux. L’homme est sûr de lui, et nie farouchement toute implication dans cette affaire. Mais un détail va le trahir...
Épisode 3 • Le procès de Troyes
Le 18 janvier 1977 s’ouvre à Troyes le procès de Patrick Henry, quelques années après celui de Claude Buffet et Roger Bontems, finalement guillotinés en 1972. L’accusé encourt lui aussi la peine de mort et cette décision, ce sont les jurés qui vont devoir la prendre. Une responsabilité vertigineuse.
Épisode 4 • Un verdict pour l'Histoire
Le 20 janvier 1977, c’est le dernier jour du procès de Patrick Henry. L’opinion publique réclame sa tête et les déclarations mensongères de l’homme, ajoutées à l’horreur du crime, ne plaident pas en sa faveur. C’est le jour de la délibération pour les jurés et la cour, le jour où il faut décider de l’avenir d’un homme, de sa vie ou sa mort. Robert Badinter parviendra-t-il à sauver le jeune homme ? Il lui reste une chance : une plaidoirie pour convaincre.

































