Longtemps, les deux affaires sont restées bloquées dans la longue liste des crimes irrésolus de l'Isère : dix crimes d'enfants âgés de 6 à 10 ans, disparus ou tués entre 1980 et 1996. Et pourtant, le tueur de Voreppe n'était pas loin !
L'homme qui a tué Sarah Syad en 1991 et Saïda Berch en 1996, Georges Pouille, n'a jamais quitté la cité où il a étranglé ces deux fillettes, alors qu'il était lui-même âgé de 15 et 20 ans. Malgré l'enquête de terrain, l'interrogatoire des jeunes du quartier et la collecte d'empreintes auprès de 600 hommes, les gendarmes ont piétiné pendant des années.
En 2013, une magistrate a renvoyé les scellés à un laboratoire génétique bordelais, sans succès. C'est finalement une technique classique de police scientifique qui a résolu le mystère : la moitié d'une empreinte de pouce relevée sur un sachet de mouchoirs près du corps de Sarah a fini par "matcher" 22 ans après le crime.
Une toute petite trace a démasqué un criminel singulier : un homme instable, malade, qui avait confié son enfant à la mère d'une de ses victimes - un adolescent sans repères, drogué au cannabis, maltraité par des parents qui lui répétaient qu'ils préféraient le savoir mort que vivant.



































