17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce lundi 25 mai 2026, Caroline Roux reçoit Jean-Jacques Richard, expert en sureté et en gestion de crise, qui publie "Je suis vieux et je vous emmerde, manifeste contre l'âgisme au travail", aux éditions Librinova.
À 55 ans, est-on déjà trop âgé pour le marché du travail ? Trop cher, trop expérimenté...Jean-Jacques Richard s'est heurté au silence des recruteurs après la liquidation de son entreprise.
Volontairement provocateur, il plaide contre l'âgisme au travail, un phénomène d'exclusion des séniors, dont les capacités ne sont, selon lui, pas assez mises en valeur. "Ce n'est pas tant le fait de ne pas trouver d'emploi qui m'a gêné, c'est le silence" : Jean-Jacques Richard raconte comment son propre parcours l’a conduit à dénoncer cette discrimination dans un pays où le taux d'emploi des séniors est l'un des plus faibles de l'Union européenne. Or, selon lui, l’entreprise a tout à gagner à mieux associer les générations.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN.
Vera Grantseva, politologue, spécialiste de la Russie.
Anthony Bellanger, éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
Philippe Gélie, directeur adjoint de la rédaction du Figaro.
Le thème de l'émission :
600 drones et 90 missiles se sont abattus sur la capitale ukrainienne ce week-end. D’intenses bombardements qui ont fait au moins quatre morts, plus de 100 blessés et de nombreux incendies. Les dégâts sont d'autant plus importants que Moscou revendique l'usage d'un Orechnik, un missile hypersonique à capacité nucléaire.
La Russie dit avoir frappé Kiev en représailles à l’offensive aérienne ukrainienne d’une ampleur inédite qui a touché, la semaine dernière, le territoire russe et la capitale russe. Plus de 600 drones se seraient abattus sur 14 de ses régions centrales, la Crimée annexée, la mer Noire et Moscou. Vladimir Poutine avait promis une réponse après une frappe de drones ayant fait 18 morts dans la région ukrainienne de Lougansk occupée par les Russes.
"Crime de guerre", "escalade progressive"... L'Europe s'insurge après l'utilisation du missile russe à capacité nucléaire Orechnik. Néanmoins selon l’Institute for the Study of War (ISW), un centre de recherche américain, cette attaque russe contre l’Ukraine est largement « symbolique » et destinée à masquer des revers militaires sur le terrain. Les défenses antiaériennes ukrainiennes ont réussi à intercepter la grande majorité des menaces, abattant 55 missiles et 549 drones. Une stratégie militaire de Moscou qui a également été vivement contestée au sein même du camp russe. Plusieurs blogueurs militaires nationalistes influents ont qualifié ces frappes d’« extrêmement coûteuses » et de « militairement inutiles », affirmant que le tir d’Oreshnik sur la localité de Bila Tserkva ne visait aucun objectif stratégique d’importance. Ces mêmes sources ont rappelé que ces raids surviennent alors que l’armée russe essuie des échecs sur le front depuis plusieurs mois.
Sur le terrain, les gains territoriaux de la Russie en Ukraine ont ainsi progressivement diminué, et l’armée ukrainienne frappe désormais régulièrement en profondeur sur le territoire russe, révélant au grand jour les failles sécuritaires du Kremlin. Des tirs qui provoquent un malaise et de l’inquiétude dans la population russe, et sèment le doute sur la capacité du pouvoir à protéger le pays.
Alors pourquoi la Russie a-t-elle utilisé, pour la troisième fois contre l’Ukraine, un missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) Oreshnik ? Des analystes OSINT affirment qu’un missile Oreshnik lancé par la Russie aurait touché une zone occupée par ses propres forces près de Donetsk, en plus de la frappe dans la région de Kiev. Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi l’Europe s’inquiète ?
Dans ce contexte de fortes tensions, le président de la République a réagi. "La France condamne cette attaque et le recours au missile balistique Orechnik, qui signent surtout une forme de fuite en avant et l'impasse de la guerre d'agression de la Russie", a déclaré Emmanuel Macron sur son compte X. Il a également appelé son homologue biélorusse à ne pas entraîner son pays dans la guerre.
Parallèlement, l’Assemblée nationale a adopté, la semaine dernière, une rallonge de 36 milliards d’euros pour la défense d’ici à 2030, portant les dépenses militaires totales à 436 milliards.
Dans les faits, le format des armées ne devrait pas bouger : 210 000 militaires d’active, 225 avions de combat ainsi que 15 frégates de premier rang. Mais l’accent va être mis sur les munitions comme les missiles, les obus et surtout la production de drones. Les combats en Ukraine ont montré l’importance de ces engins depuis quatre ans, et les attaques mutuelles de ces derniers jours témoignent d’un changement de dimension. Reportage ce soir sur l’ancien centre d’essais en vol de l’Essonne, devenu le terrain d’expérimentation des dronistes, avec le soutien du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, soucieux de renforcer les capacités de lutte antidrones.
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.


































