"C dans l'air" jeudi 3 septembre 2026, sommaire et invités reçus par Caroline Roux sur France 5

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié jeudi 3 septembre 2026 381
"C dans l'air" jeudi 3 septembre 2026, sommaire et invités reçus par Caroline Roux sur France 5

Ce jeudi 3 septembre 2026, France 5 diffusera un nouveau numéro du magazine “C dans l'air”. Voici le thème de l'émission et les invités qui seront reçus par Caroline Roux.

17:30 L'invité de "C dans l'air"

Caroline Roux reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.

Ce jeudi 3 septembre 2026, Caroline Roux reçoit Andrea Bescond, réalisatrice, metteuse en scène et comédienne, figure de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Elle appelle à reprendre la mobilisation dès lundi 7 septembre devant les tribunaux partout en France, ainsi que place Vendôme à Paris. Une mobilisation destinée à demander l'adoption rapide de la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles. Loi qui sera bien examinée début octobre à l’Assemblée nationale, a confirmé Sébastien Lecornu.

En cette semaine de rentrée scolaire, sur laquelle a plané l'ombre des violences dans le périscolaire, quelles sont les mesures prises en la matière, sont-elles suffisantes ? Enfin, alors que les faiblesses des moyens d'enquête et judiciaires ont été pointées, en particulier après la mort de Lyhanna, le réexamen de toutes les plaintes en urgence portera-t-il ses fruits ? En cette année présidentielle, le sujet des violences sexistes et sexuelles est-il suffisamment abordé dans la campagne électorale, et résistera-t-il aux arbitrages budgétaires ?

Andréa Bescond, réalisatrice, metteuse en scène et comédienne, répondra aux questions de Caroline Roux.

17:45 "C dans l'air"

Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.

Les experts invités :

Dominique Seux, éditorialiste aux Echos et sur France Inter.

Mathieu Plane, économiste à l'OFCE - Observatoire Français des Conjonctures Économiques.

Stéphanie Villers, économiste, conseillère économique de PwC France.

Gaëlle Macke, journaliste économique, ex-directrice déléguée de la rédaction de Challenges.

Le thème de l'émission :

Dette : alerte rouge en France... et dans le monde

Ce sont des chiffres qui donnent le vertige. Aux États-Unis, le taux des emprunts à dix ans a récemment flirté avec les 5 %. Au Japon, il vient de franchir les 3 %, un niveau que le pays n’avait plus connu depuis trente ans. Au Royaume-Uni, il atteint 5, 22 %. Et en France, le coût de la dette ne cesse de grimper. Elle a payé mercredi 4,27 % de taux d'intérêt pour les emprunts qu'elle devra rembourser d'ici dix ans. C'est plus que la Grèce, et du jamais vu depuis 2008.

Après des années d’argent presque gratuit, le monde découvre une nouvelle réalité : emprunter coûte cher, et cela change tout. Alors pourquoi les taux d’intérêt flambent-ils ? Chocs géopolitiques à répétition, inflation et bataille pour l’épargne disponible entre États endettés et géants de la tech… Jusqu’où cette remontée des taux peut-elle aller ? Et avec quelles conséquences en cascade ?

Pour les ménages, les crédits immobiliers vont coûter plus cher. En France, les taux moyens de ces crédits sont déjà passés en août à 3,23 % sur 15 ans (+ 0,07 point en un mois), 3,43 % sur 20 ans (+ 0,13) et 3,53 % sur 25 ans (+ 0,10), détaille Cafpi dans une note publiée mardi. Plus largement, les populations paient de plus en plus cher pour emprunter, avec le risque de plonger les Etats dans la récession.

Derrière cette remontée mondiale des taux, il y a aussi une autre menace : l’inflation. La guerre et les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, peuvent provoquer de nouvelles flambées des prix de l’énergie et des matières premières. Et une énergie plus chère se transmet rapidement au prix des transports, de l’alimentation et de nombreux biens et services. Un scénario que les banques centrales redoutent : une inflation qui repart alors même que les économies ralentissent.

Et la France est particulièrement exposée à cette équation complexe. Car la remontée des taux va aussi augmenter la charge des intérêts de la dette qui dépasse désormais les 3 500 milliards d’euros. Elle devrait atteindre 64 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2026, anticipait le ministre de l’Économie Roland Lescure fin juin, avant le passage des 4 % à dix ans. En 2027, elle pourrait atteindre environ 74 milliards d’euros. Une somme vertigineuse, supérieure au budget consacré à certains ministères régaliens, que le gouvernement doit intégrer dans la préparation du budget 2027 particulièrement difficile. D’autant que le calendrier électoral rend la situation encore plus explosive. 2027 sera l’année de l’élection présidentielle. La dette comme le pouvoir d’achat devrait s’imposer comme l’un des grands sujets de la campagne. Avec une question qui sera impossible à éviter : qui doit payer ?

Pendant ce temps, sur le terrain, les entreprises commencent à payer le prix de cette conjoncture. Là encore, les chiffres sont préoccupants. Plus de 70 000 défaillances d’entreprises ont été enregistrées sur douze mois à la fin du premier semestre 2026. Les procédures collectives restent à des niveaux élevés et continuent de progresser. Pour les entreprises les plus fragiles, la remontée des taux peut être le choc de trop. Les journalistes de C dans l'air sont allés à la rencontre d’un entrepreneur qui se bat depuis plusieurs mois pour éviter le dépôt de bilan.

Le sujet vous questionne ?

Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

Dernière modification le jeudi, 03 septembre 2026 17:29
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