"La grande librairie" mercredi 30 septembre 2026, les invités reçus par Augustin Trapenard sur France 5 Inédit

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié lundi 28 septembre 2026 192
"La grande librairie" mercredi 30 septembre 2026, les invités reçus par Augustin Trapenard sur France 5

Mercredi 30 septembre 2026 à 21:05 sur France 5, Augustin Trapenard présentera un nouveau numéro de "La grande librairie". Voici les invités qui seront reçus cette semaine dans l'émission.

Présenté par Augustin Trapenard, le magazine littéraire de France 5 est le grand rendez-vous de l'actualité littéraire sous toutes ses formes : romans, essais, histoire, polars, bandes dessinées, jeunesse, etc.

Chaque mercredi soir sur France 5, Augustin Trapenard convie des auteurs d'univers différents qui font l'actualité littéraire.

Les invités reçus mercredi 30 septembre 2026 :

Sur le thème mémoire, famille et transmission : pour le meilleur et pour le pire, Augustin Trapenard reçoit :

Jean Paul Dubois, pour son livre Chacun (Éditions de L’Olivier)

Cela fait deux ans que Rose, la femme de Paul, a disparu. Deux ans que Paul guette son retour en relisant les rares lettres qu’elle lui envoie (mais est-ce vraiment Rose qui les a écrites ?). La dernière a été expédiée de Chine. Paul décide de partir à sa recherche.

En attendant, il écoute ses disques favoris (Lou Reed, Stevie Wonder), se dispute avec Lothar, son frère jumeau, tombe amoureux d’Alma, sa belle-sœur, et insulte mentalement Donald Trump, « l’Homme à la peau de cartable » dont il suit jour après jour les propos aberrants.

En congé de l’hôpital qui l’emploie, il finit par reprendre le travail et se trouve confronté à un patient porteur d’une malformation cardiaque extrêmement rare, le syndrome de Brugada. Mais c’est à Barcelone que son destin va finalement se nouer.

Rachida Brakni, pour son livre La part absente (Stock)

« Voilà près de vingt-cinq ans que j’ai troqué la lettre M pour la transformer en N. KARIMA/KARINA. Six lettres parmi lesquelles une seule joue les trouble-fêtes, ne convoquant ni le même imaginaire ni les mêmes fantasmes. »

Quelle femme se cache sous l’allure parfaite de Karina Leroy, mariée à Vincent, mère d’une adolescente, et à la tête de sa propre galerie d’art ? Et si Karina s’appelait Karima ? En tronquant la lettre M, elle a dynamité le seul pont en mesure de la relier à l’autre rive de la Méditerranée. Ainsi affranchie de la charge sociale et raciale, elle a acquis une forme de liberté. Même si la honte d’avoir usé d’un tel stratagème ne l’a jamais quittée.

Le jour où ce qu’elle a construit dans le mensonge se fissure, elle est rattrapée par les blessures de l’enfance et celles de la guerre d’Algérie.

Face aux soubresauts de l’Histoire, chacun devra explorer sa part absente.

Louise Chennevière, pour son livre Faire la peau (POL)

Faire la peau, le quatrième livre de Louise Chennevière, est peut-être le plus intime mais aussi le plus abouti. C’est le récit d’une enfance sous l’emprise maternelle, du désir sauvage de s’émanciper. La narratrice, âgée de 30 ans, décide de rompre avec la lignée de femmes qui l’a engendrée, condamnées depuis toujours à la reproduction de la violence. Commence le récit d’une relation mère-fille, déconstruisant les souvenirs de l’enfance et de l’adolescence. Elle parle et lutte : contre les fantasmes, les interdits, les lois, pour écrire le récit, sacrilège, tabou, du meurtre...

Véronique Ovaldé, pour son livre Vivre sans bonheur et n’en point dépérir (Flammarion)

« Elle passe sa vie à écoper et goudronner les brèches dans la cale afin que la famille ne coule pas. Car si les Petites la chérissent, si elles aiment sa douceur, son indulgence, sa tendresse, elles préféreraient, et de loin, ressembler à leur père. Les enfants peuvent être des animaux cruels. Le Père, fielleux, la surnomme “miss martyre”. Ses belles-sœurs continuent de lui dire gentiment et sottement “tu es une vraie sainte”. Et qui peut bien souhaiter, en toute connaissance de cause, ressembler à une victime ? »

Pour la première fois, Véronique Ovaldé s’aventure dans sa biographie pour faire le portrait de sa mère, mais elle le fait à sa façon, avec le recours revendiqué, exquis et inventif à la fiction, se plaisant à rêver pour sa mère à d’intempestives bifurcations et d’improbables autres vies. Ce faisant, elle découvre une femme à la bonté rare et dont l’admirable renoncement n’a pas, malgré tout, éteint la joie.

Marie Colombe, pour son premier roman Le bruit du melon qui explose ( Au Diable Vauvert)

Rêvant de romance, de mots rares et de rejoindre la France de ses origines, Mila a grandi dans un hôtel à New York entre June, mère flamboyante et louve de la finance aussi absente que toxique, et Lupita, nounou-confidente réjouie à l’accent colombien irrésistible. L’équilibre acrobatique de leur American Dream va valser pour de bon avec la crise des subprimes de 2008, retournant leurs vies comme des chaussettes, jusqu’aux confins de la pampa provençale.

Marie Colombe est une autrice et poète franco-italo-colombienne d’origine Quillacinga et Incas. Elle vit de sa plume qu’elle prête au cinéma, à l’audiovisuel, et aux artistes. Le Bruit du melon qui explose est son premier roman.

Dernière modification le lundi, 28 septembre 2026 14:16
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