"C dans l'air" samedi 31 octobre 2026, les invités reçus par Aurélie Casse sur France 5

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié samedi 31 octobre 2026 268
"C dans l'air" samedi 31 octobre 2026, les invités reçus par Aurélie Casse sur France 5

Aurélie Casse vous donne rendez-vous ce samedi 31 octobre 2026 à 17:30 sur France 5 pour un nouveau numéro de “C dans l'air”. Voici le thème de l'émission et les invités qui seront reçus.

17:30 L'invité de "C dans l'air"

Aurélie Casse reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.

Ce samedi 31 octobre 2026, Aurélie Casse reçoit Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire et spécialiste des États-Unis.

À trois jours des midterms, alors que le scrutin s’annonce difficile pour les républicains, Donald Trump a semblé envisager une défaite, assurant que « généralement, un président, bon ou mauvais, républicain ou démocrate, perd les midterms ».

Quelles seraient les conséquences d’une défaite du président américain pour les États-Unis, mais aussi pour le reste du monde ?

17:45 "C dans l'air"

Aurélie Casse décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.

Les experts invités :

Yves Theard, directeur adjoint du Figaro.

Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP.

Laurent Valdiguié, journaliste d’investigation à Marianne.

Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction de Libération.

Le thème de l'émission :

Les manifs s'élancent, la colère s'installe... jusqu'à quand ?

Troisième samedi de mobilisation en soutien à la jeunesse et contre la vie chère. Et une colère sociale qui ne retombe pas. Beaucoup de monde était encore présent dans les rues cet après-midi. Syndicats, étudiants, lycéens et Gilets jaunes ont défilé ensemble, avec des revendications de plus en plus élargies : plus de services publics, des moyens pour la jeunesse, hausse du SMIC et des salaires, la défense des libertés publiques et du droit de manifester, la lutte contre le racisme… Les syndicats étudiants ont d’ores et déjà appelé à de nouveaux blocages dans les lycées et les universités mardi et jeudi prochains, jour de l’appel à manifester lancé par l’intersyndicale.

La convergence des colères est-elle en train de s’opérer ? Sous pression après le fiasco sécuritaire du 17 octobre, marqué par des dégradations et des pillages d’ampleur, le gouvernement scrute les cortèges déclarés, repoussés hors des centres-villes. À Paris, le Conseil d’État a rejeté la demande des organisations syndicales de défiler entre Bastille et Nation. Le cortège s’est élancé depuis la porte de Bagnolet. À Marseille, où aucune manifestation n’avait été déclarée, des milliers de personnes se sont rassemblées aux Réformés avant de se déplacer, encadrées par un important dispositif de sécurité.

Quelque 70 000 policiers et gendarmes ont été déployés en France, comme le 24 octobre. Un « dispositif exceptionnel », a insisté Laurent Nuñez, qui avait évoqué une journée « à risque très élevé de troubles à l’ordre public ». Toutes les forces mobiles disponibles et les services spécialisés ont été engagés : BRI, RAID, GIGN, drones, hélicoptères, unités cynophiles, brigades équestres et 26 blindés Centaure. La protection des commerces et des centres commerciaux est « reconduite et amplifiée ». Le ministre a justifié ces précautions par les appels aux pillages relevés sur les réseaux sociaux en ce jour d’Halloween.

Depuis le début du mouvement, plus de 3 000 commerces ont été dégradés. Des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d’euros qui relancent, depuis plusieurs jours, une question : qui doit payer ? Au Sénat, le projet de loi « casseurs-payeurs » a été adopté en première lecture dans la nuit du 27 au 28 octobre 2026, par 229 voix contre 105, avec le soutien du Rassemblement national (RN) et contre l’avis des élus de gauche. Le texte vise à créer « une forme de responsabilité collective », donnant la possibilité de faire payer les dégâts à toute personne appartenant à un groupe ayant commis des détériorations. En d’autres termes, si un individu appartient à un attroupement au sein duquel quelqu’un commet des dégradations, il pourrait être condamné à payer des dédommagements (dans la limite de 10 000 euros par personne), y compris s’il n’en est pas l’auteur. Les sommes pourraient être prélevées sur les allocations familiales ou encore les aides au logement. Le projet de loi doit désormais être transmis à l’Assemblée nationale, où les débats s’annoncent vifs.

Mais certains élus ulcérés se font déjà entendre. C’est le cas du maire de Neuilly-sur-Marne, Zartoshte Bakhtiari, qui a décidé de réclamer 415 000 euros aux parents de mineurs responsables d'un incendie dans un parc de sa commune. Ces derniers ont été identifiés après avoir utilisé des mortiers qui ont endommagé un parc municipal en juillet dernier. Nos journalistes l’ont rencontré ainsi que la mère d'un des enfants.

Nos journalistes ont également suivi ces Français, de plus en plus nombreux, qui demandent à être en partie payés avant la fin du mois. Une pratique qui se banalise, révélatrice des difficultés croissantes à boucler son budget. Dans un contexte marqué par une inflation supérieure à 3 %, tirée par une forte hausse des prix des carburants (+36 % sur le prix du gazole en un an), le pouvoir d’achat est en tête des préoccupations des Français. Selon une enquête Ipsos-BVA, actuellement, plus de deux Français sur cinq déclarent que leur pouvoir d’achat couvre seulement leurs besoins essentiels, voire ne leur permet pas de les couvrir (44 %).

Trois semaines et demie après la libération de 10 millions de barils de diesel provenant des réserves stratégiques françaises, le gouvernement promet une diminution de 18 centimes en moyenne par litre de diesel à partir de dimanche, alors que l'idée d'imposer les superprofits de Total Energies est relancée par la gauche.

Le sujet vous questionne ?

Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15:30 à 19:00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.

Dernière modification le samedi, 31 octobre 2026 17:02
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