“Les bracelets rouges” : Hanane El Yousfi (Nour) parle de son arrivée dans la saison 3

Mis en ligne par dimanche 8 mars 2020 830
“Les bracelets rouges” : Hanane El Yousfi (Nour) parle de son arrivée dans la saison 3

La bande des “Bracelets rouges” est de retour ce lundi 9 mars sur TF1 dans une troisième saison et assiste à l’arrivée de Nour, une nouvelle patiente de 17 ans. Diplômée d’une école d’ingénieur, Hanane El Yousfi s’offre son premier rôle dans une série et a trouvé sa voie en interprétant cette jeune fille atteinte d’un cancer du sein.

Il s’agit de vos premiers pas en tant que comédienne. Comment s’est présentée cette opportunité ?
Après mes études d’ingénieur, j’ai réfléchi à ce que je voulais faire. J’ai toujours été attirée par le monde du cinéma et par la comédie. J’avais fait du théâtre au lycée puis, étudiante, j’ai eu l’occasion de participer à quelques courts métrages. Ces expériences m’ont plu. Mon agent m’a présentée au casting des Bracelets rouges en avril 2019 et tout s’est enchaîné.

Qu’est-ce qui vous a séduite dans ce projet ?
Je ne connaissais pas bien la série mais j’avais déjà entendu parler de sa qualité et de la thématique des Bracelets rouges que je trouvais touchante. Je savais que les rôles étaient profonds et intéressants. A la découverte du personnage de Nour, j’ai immédiatement été convaincue.

Qui est-elle ?
C’est une jeune fille un peu perdue après l’annonce de sa maladie. Elle essaye de réaliser ce qui lui arrive et toutes les conséquences sur sa vie et sur son corps. A l’hôpital, elle tente de prendre ses marques. Elle évolue au fil de la saison surtout à travers ses relations aux autres. Avant sa maladie, Nour se laissait porter par sa mère et ne faisait pas ses propres choix. Seule face à elle-même, elle réalise qu’elle doit prendre ses propres décisions et vivre la vie dont elle a envie maintenant ou jamais.

Quels rapports entretient-elle avec sa famille ?
Ils sont assez soudés. Ses proches prennent beaucoup d’espace et l’empêchent un peu de trouver ses marques. Sa famille pense l’aider et lui apporter du soutien mais on va découvrir que ce n’est pas toujours le cas...

Quelles sont ses relations avec les autres patients de l’hôpital ?
Au premier abord, Nour apparaît plutôt introvertie. Elle observe cet environnement inconnu et se méfie un peu. Mais au fur et à mesure, elle va créer des amitiés. Les liens évoluent beaucoup plus rapidement que dans la vie à l’extérieur car les patients passent beaucoup de temps ensemble et partagent le même combat.

Comment vous êtes-vous préparée à jouer ce rôle ?
J’ai essayé de me renseigner un maximum sur cette maladie. Beaucoup de films ont abordé le sujet. J’ai regardé des témoignages, des documentaires. Dans ma famille, des femmes ont été touchées par le cancer du sein et je connais un peu l’état d’esprit dans lequel elles étaient. Mais je n’ai jamais rencontré une fille atteinte si jeune...

Votre personnage a 17 ans, vous en avez 25. Vous sentez-vous loin de ses préoccupations ?
En effet, cette différence d’âge compte. Je me suis inspirée de la jeune fille que j’étais à l’époque, même si Nour est assez éloignée de moi. Je me suis vraiment appuyée sur les scènes et ses répliques.
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Comment s’est passée votre collaboration avec la bande des comédiens ?
Ils se connaissaient tous très bien. Je ne m’attendais pas à rencontrer un groupe aussi soudé et bienveillant ni à être si bien accueillie. Les courts métrages auxquels j’avais participé m’avaient donné un avant-goût d’un tournage mais ce projet était beaucoup plus conséquent. Il a fallu que je prenne un peu mes marques au début.

Quelle scène avez-vous pris le plus de plaisir à jouer ?
J’en ai apprécié beaucoup même si celles chargées en émotion, où je devais vraiment m’abandonner, étaient difficiles. J’ai beaucoup tourné avec Capucine Valmary, une comédienne formidable. Nous avons eu plusieurs occasions d’improviser pour apporter un peu plus de réalisme et de vie. J’ai beaucoup aimé cette liberté.

Cette expérience vous a-t-elle donné envie de poursuivre dans cette voie ?
J’ai adoré mes études, l’ambiance et l’entreprise dans laquelle j’étais, mais tourner m’apporte davantage de plaisir et d’épanouissement. Depuis, j’ai intégré une école de théâtre pour m’améliorer, je passe des castings. On verra où cela me mène...

Propos recueillis par Karelle Bourgueil, TF1