L'histoire en quelques lignes...
Louise n’a qu’un rêve : le cinéma. Après avoir obtenu une bourse d'études, la jeune femme, euphorique, quitte Limoges – et son amant marié – pour Paris afin d’écrire son premier film, avec le mentorat de Ted Mackey, célèbre scénariste et cinéaste américain. Son projet : raconter l’histoire d’amour fictive entre Françoise Hardy et le musicien britannique Nick Drake, dans le Paris des années 1960.
Mais se loger dans la capitale relève du parcours d’obstacles. Un jour, au bar de l’auberge de jeunesse où elle a échoué, Charlie, la serveuse, lui propose de partager sa colocation avec son meilleur ami Nelson, apprenti maître sushi. Mais Louise doit au préalable subir un interrogatoire du duo, puis se prêter à son rituel : regarder un des films "les plus tristes du monde" le dimanche après-midi.
Déclaration d’amitié
Dessinant une cartographie enchantée du Paris contemporain, du parc des Buttes-Chaumont au canal Saint-Martin, la cinéaste catalane Isabel Coixet met en scène, non sans espièglerie, les errances, entre rêves et tourments existentiels, de trois adulescents en colocation.
Ode à l’amitié, la série s’en empare à un tournant, quand chacun(e) cherche sa place. Double de la cinéaste, Louise, vocation chevillée au corps, résiste à toute compromission. D’une sincérité à toute épreuve, le doux Nelson espère trouver dans l’art délicat des sushis une forme de dépassement. Quant à Charlie, rongée par un douloureux secret et en guerre contre sa mère, elle s’interdit d’aimer, tremblant de sentir ses remparts vaciller sous le feu du désir. Se réfugiant dans les délices de la mélancolie – et de la gastronomie, thème cher à Isabel Coixet –, l’attachant trinôme lutte contre l’ennui du dimanche après-midi en communiant lors du rite du "film triste".
Déclaration d’amour au cinéma, traversée des fantômes d’Agnès Varda, de Chantal Akerman ou de Guy Gilles, cette tragi-comédie teintée de poésie vibre de l’énergie complice de ses jeunes acteurs, Liv Henneguier, Clara Bretheau et Théo Christine, sur lesquels leurs aînés, Jeanne Balibar, impériale en galeriste, et Tim Robbins, ici vénérable cinéaste oscarisé, portent un regard tendre. Sans oublier l’irrésistible hérisson qui console – et anime le générique.
Résumé des épisodes
Cette mini-série inédite se compose de 8 épisodes de 30 minutes. Les quatre premiers seront diffusés jeudi 26 mars 2026.
Épisode 5
Tandis que le mentor de Louise la pousse dans ses retranchements, Zoé reproche à Charlie son comportement.
Épisode 6
Charlie apprend que la maîtresse de Nelson est sa mère, ce qui provoque chez elle une déflagration.
Épisode 7
Charlie ne pardonne pas sa trahison à Nelson qui, perdu, décide de s’envoler pour le Japon.
Épisode 8
Au Studio 28, un cinéma de Montmartre, Louise projette son premier film, titré Quelqu'un devrait interdire les dimanches après-midi.


































