L'histoire en quelques lignes...
Emma a huit ans. Une enfant débordante d’énergie, bien entourée, qui grandit dans une petite commune où tout le monde se connait.
Lorsqu’elle tombe malade, sa mère, Claire (Julie De Bona), ne s’inquiète pas : une consultation, une ordonnance, de la Josacine prescrite pour la soigner rapidement. Elle dépose donc sa petite fille pour le week- end chez Sophie (Alysson Paradis) et Vincent (Alexandre Picot) Bénouville, les parents de Marius, un camarade de classe. C’est la première fois que Claire confie sa fille à quelqu’un d’autre.
Alors qu’Emma s’amuse avec Marius dans le jardin, la petite fille s’écroule subitement, convulse, et meurt.
"Pour Emma" raconte le combat d’une mère pour retrouver le meurtrier de sa fille, la violence sourde du soupçon collectif, la solitude extrême du deuil sans réponse.
Une fiction inspirée de faits réels
11 juin 1994 à Gruchet-le-Valasse, en Seine-Maritime. Ce jour-là, Émilie Tanay, une fillette de 9 ans, est confiée à la famille Tocqueville pour assister à une kermesse de fin d’année. Souffrant d’une rhino-pharyngite, Émilie doit prendre de la Josacine, un sirop pédiatrique. Quelques minutes après la prise du médicament, la fillette s’effondre subitement. Malgré l’intervention rapide des services d’urgence, elle succombe dans la nuit à l’hôpital.
L’analyse du flacon de Josacine révèle la présence de cyanure, une substance hautement toxique. Si les soupçons se portent d’abord sur les parents d’Emilie, l’enquête rebondit rapidement et s’oriente vers Jean-Marc Deperrois, adjoint au maire du village et amant de Sylvie Tocqueville (la mère du camarade de classe d’Émilie). Les enquêteurs soupçonnent Jean-Marc Deperrois d’avoir introduit du cyanure dans le flacon de Josacine, pensant qu’il s’agissait d’un médicament destiné au mari de Sylvie Tocqueville.
En 1997, Jean-Marc Deperrois est reconnu coupable d’empoisonnement avec préméditation et condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Depuis, il a fait plusieurs demandes de révision de son procès, toutes rejetées, la dernière datant de juin 2024.
Cette affaire a suscité des controverses, notamment avec l’hypothèse alternative proposée par le journaliste Jean- Michel Dumay en 2003, suggérant un possible accident domestique camouflé a posteriori. Malgré cela, la justice a maintenu la culpabilité de Jean-Marc Deperrois, qui continue de clamer son innocence plus de 30 ans après les faits.
Une soirée continue
À la suite de la diffusion de cette fiction, la soirée se poursuivra sur M6 avec un débat présenté par Ophélie Meunier, et un documentaire inédit : "Deuil : comment se reconstruire après l’impensable ?"



































