“Grands Reportages” : comparutions immédiates au tribunal de Nîmes, dimanche 5 juillet sur TF1

Mis en ligne par samedi 4 juillet 2020 623
“Grands Reportages” : comparutions immédiates au tribunal de Nîmes, dimanche 5 juillet sur TF1

Un coup de couteau pour une insulte, un tabassage pour un coup de klaxon… Près de 800 cas de violences gratuites sont déclarés chaque jour en France. En 2017, les chiffres ont atteint des records. Pour juger les faits les plus graves, les magistrats disposent d’une procédure d’urgence : la comparution immédiate. A Nîmes, leur nombre a augmenté de 35% entre 2016 et 2017. Elle permet de juger les auteurs dans la foulée de leur garde-à-vue, parfois le jour même. Des audiences où prévenus et victimes se retrouvent face à face, dans l’émotion encore vive des faits. Exceptionnellement, les caméras de “Grands Reportages” ont pu se poser au Tribunal de Nîmes, et assister à ces procédures d’urgence…

Un tabassage pour un coup de klaxon… La victime, un jeune homme de 26 ans, a été rouée de coups de barre de fer. L’un des deux agresseurs l’a immobilisé avec une arme, l’autre l’a frappé. Mécanicien, il n’est pas sûr de retrouver l’usage d’une de ses mains. Cet acte d’une rare violence, la juge Christine Ruellan, l’a surnommée “L’affaire Orange Mécanique”. Si la victime est encore en vie, c’est grâce à l’intervention courageuse d’un pompier. “J’ai vu la haine dans leur regard, jamais je n’avais vu un tel déferlement de violence. Si je n’étais pas intervenu, ils auraient fini par tuer ce pauvre jeune.” témoigne-t-il à la barre.

Dans la salle d’audience, Lorraine Dorlhac, Procureur de la République, a écouté avec attention les parties présentes. Lors du procès, où elle représente les intérêts de la société, elle rappelle que “ce sont des faits qui pourraient arriver à n’importe lequel d’entre nous puisque dans notre société ce sont les honnêtes gens doivent faire profil bas .“ Lors de ses réquisitions, elle va demander des sanctions exemplaires à l’encontre des deux agresseurs...
Les deux jeunes agresseurs tentent de se défendre, s’excuser…tant bien que mal. Mais la présidente reste droite. Face à elle un homme handicapé peut être à vie, et un pompier qui ne dort plus la nuit…la prison ferme semble inéluctable…

En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint. Elles seraient 250 000 victimes de violences conjugales. Moins de 15% osent porter plainte. Jeanne est l’une d’elles. Son mari, jusqu’alors inconnu des services de justice, l’a séquestrée, humiliée et frappée une nuit entière. La jeune femme, ce qui est rarissime, a eu le courage de venir l’affronter devant les juges. A l’audience l’époux fait profil bas, s’excuse, assure que c’est un accident. Aux dires de son avocate son client “l’aime. L’aime mal mais l’aime malgré tout” ? . La victime elle, n’en croit pas un mot et demande une sanction sévère et le divorce. Dilemme pour la présidente… donner une seconde chance à cet homme ? Le sanctionner tout de suite pour un acte impardonnable ? En comparution immédiate, elle n’a que quelques minutes pour juger…

Enfin vous découvrirez le parcours judiciaire d’un jeune délinquant depuis sa garde à vue jusqu’à son jugement. Dans une station-service il a asséné un coup de couteau à un ancien collègue pour dit-il “se défendre après une insulte”. Au cours de l’audition, les gendarmes vont découvrir que la victime n’en est peut-être pas une… L’affaire est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait pour la Procureur Lorraine Dorlhac et la Juge Christine.

Aux côtés des juges, procureurs, policiers et victimes, plongez dans les arènes judiciaires de Nîmes.

Dernière modification le samedi, 04 juillet 2020 19:37