"Grands Reportages" : Histoires d'eau, dimanche 12 juillet 2026 sur TF1

jean marc.verdrel Par Jean-Marc VERDREL | Rédacteur, expert de la TV
Publié dimanche 12 juillet 2026 275
"Grands Reportages" : Histoires d'eau, dimanche 12 juillet 2026 sur TF1

Dimanche 12 juillet 2026 à partir de 13:40 dans "Grands Reportages", TF1 rediffusera les trois épisodes de la série "Histoire d'eau" réalisée par Myriam Zehar, Caroline Diebold et Camille Roperch.

La Loire, la Seine et le Rhône : les trois fleuves les plus longs de France façonnent depuis toujours le destin des hommes et des femmes qui vivent sur leurs rives. Leurs tracés nous font voyager, nous nourrissent et parfois nous inquiètent entre menaces de crues et rareté de la ressource en eau.

Pour cette série documentaire exceptionnelle de trois épisodes, nous embarquerons à bord de la vie mouvementée et méconnue de ces enfants du Rhône, de la Loire et de la Seine, habitués à naviguer entre les imprévus, les aléas climatiques et les humeurs de ces trois fleuves majestueux !

Épisode 1

Emilie Pocquereau vit sur une petite île juste en face du château de Saumur, l’île d’Offard, avec son mari Vincent. Tous les deux naviguent sur la Loire depuis des années. Ils aiment ce fleuve sauvage et difficile. Cette année, le couple se lance dans un projet risqué. Avec un ami, Hervé, ils ont décidé de créer une guinguette sur un grand bâteau qui pourra naviguer sur le fleuve tout en accueillant près de 75 passagers. Un ancien bateau à touriste de 17 mètres de long, acheté 40 000 euros, qui n’a pas touché l’eau depuis 4 ans.  Emilie voulait revenir à ses premiers amours : la restauration. Mais le défi est grand : l’équipe va devoir travailler d’arrache-pied pendant plusieurs mois pour terminer l’aménagement du bateau avant le début de la saison. « On y a mis tout notre cœur, et nos économies, c’est un projet fou mais c’est notre passion, la Loire coule dans nos veines ! On ne peut pas s’arrêter là. » La Loire, parfois imprévisible et capricieuse, leur réserve bien des surprises. Quand on lie son destin à celui des fleuves, il faut savoir s’armer de patience…

Olivier Desvaux, peintre pour la marine nationale, a fait de la Seine sa muse : « J’ai suivi le fleuve tout au long de ma vie : ma naissance à Rouen, mon enfance dans la vallée de la Seine, mes études aux Arts déco à Paris, et aujourd’hui ma vie dans ma maison au bord du fleuve à Villequier… Je n’aurai jamais fini de peindre la Seine, j’ai souvent mon chevalet sur le dos pour ne rien rater de son spectacle ». Cette année, le peintre souhaite consacrer une grande exposition à un évènement tragique qui a marqué les habitants de la région : la noyade de Léopoldine, la fille de Victor Hugo, en septembre 1843, aux alentours de Villequier, non loin du domicile du peintre. En quête d’inspiration, le peintre va devoir partir sur les traces de Léopoldine Hugo et mener une véritable enquête. « Je cherche des portraits d’elle qui n’ont jamais été exposés, Victor Hugo en avait commandé plusieurs pour sa fille adorée. Je veux m’en inspirer pour ma toile maîtresse. » Mais le peintre sera-t-il prêt à temps pour son grand vernissage ?

A 17 ans, Alexis Henriot est un jeune homme qui sait ce qu’il veut : travailler et vivre sur l’eau ! Depuis son stage de 3ème il a décidé de devenir marinier. Pourtant il ne fait pas partie de la grande famille des bateliers. « Ma mère est blanchisseuse et mon père cariste ! On a toujours vécu loin des fleuves ». Originaire du Massif Central, le jeune homme a eu le coup de cœur pour ce métier physique qui demande des sacrifices qu’il se dit prêt à faire à l’avenir. Car son rêve, c’est bien d’être un jour à la tête de son propre bateau. Mais avant cela, Alexis devra passer son Bac pro en Transport fluvial avec des épreuves qui auront lieu sur la Seine. Un diplôme essentiel s’il veut continuer à naviguer et à évoluer dans ce secteur. Pour se préparer, Alexis peut compter sur son maître d’apprentissage Guillaume, 28 ans. Jeune capitaine de l’ « Odin » - un bateau d’une centaine de mètres qui opère sur le Rhône : « Il est doué mais il a encore beaucoup à apprendre, notamment en navigation et en approche d’écluses ! ». Et il compte bien mettre son élève en difficulté avant le grand jour des examens. Alexis devra apprendre à garder son sang-froid dans toutes les circonstances.

Enfin, Jessica et Vincent Labrousse ont pris un congé sabbatique pour vivre avec leurs 2 enfants Janis et Mahé une aventure extraordinaire : 3 mois d’itinérance à vélo à la découverte des plus grands fleuves de France. Un défi de taille pour cette famille qui vit depuis 10 ans aux Antilles: « Nous habitons en Martinique, en haut d’une montagne dans la forêt tropicale, et nous faisons très peu de vélo là-bas, c’est donc une grande première pour tout le monde ! C’est un luxe de pouvoir s’offrir 3 mois de respiration comme ça avec les enfants ! » Avec un papa instituteur, Janis et Mahé vont devoir faire l’école à vélo. Leur périple commencera sur les bords du Rhône et il ne sera pas de tout repos. Ils vont pédaler sur la Via Rhôna, un itinéraire cyclable de 815 kilomètres qui part des Alpes jusqu’aux plages de la Camargue.

Épisode 2

En Camargue, Bruno Schnebelin a fait de l’eau, la scène de ses spectacles décoiffants. Cet ancien parisien a choisi de s’ancrer sur une petite île qu’il garde encore cachée à l’embouchure du Rhône. C’est là qu’est née Ilotopie, sa compagnie de théâtre. Bruno et sa compagnie ont déjà joué sur les eaux de 56 pays leurs spectacles poétiques. Cette année, c’est un grand moment pour Bruno et sa compagnie car ils commencent tout juste une nouvelle création qu’ils doivent jouer à Lyon sur la Saône « Jouer sur l’eau est extrêmement complexe, on doit jongler sans cesse avec les contraintes et les imprévus de toutes sortes ». Bruno et sa troupe espèrent bien marquer les esprits comme toujours mais cette-fois-ci, rien ne va se passer comme prévu !

Thierry Bouvet fait partie d’une espèce en voie de disparition, il est l’un des derniers pêcheurs professionnels de Loire. Cet ancien géographe est tombé amoureux du fleuve. A 50 ans, il a décidé de changer de vie, et navigue désormais sur La Loire entre Amboise et Tours. Mais depuis quelque temps son métier devient compliqué, car la Loire est menacée à cause du réchauffement climatique « En été, l’eau peut monter jusqu’à 30 degrés alors les poissons souffrent et il y en a de moins en moins ! » Pour préserver son paradis naturel et son nouveau métier, le pêcheur est devenu inventeur : il a créé un étrange nectar du fleuve, une sauce fermentée à base de poisson. « Je me suis dit que j’allais faire du nuoc mam en utilisant du sel et les viscères de poissons. J’ai effectué des recherches et j’ai découvert que les romains faisaient la même chose sous l’Antiquité. Ils appelaient ça garum. C’était le ketchup des romains ! J’ai donc décidé de faire du garum de Tours ! »Thierry en est persuadé, cet élixir de Loire apporte une saveur particulière en cuisine. Mais après avoir travaillé plusieurs années pour mettre sa recette au point, il doit désormais réussir à la vendre !
 
Philippe Fournié est un passionné de bateaux, et s’il est resté Parisien, c’est par amour pour la Seine. « J’aurais pu aller vivre au bord de la mer, mais Paris offre une voie navigable privilégiée, pourquoi s’en priver ? ». A 59 ans, cet ancien architecte est à la tête d’une entreprise qui propose des croisières de luxe à bord de bateaux d’exceptions. Il est très fier de ses trésors et un troisième va bientôt compléter sa collection. Celui-ci doit-être rénové pour un événement spécial. Car avec ses 3 associés, Philippe a un grand projet : le Quai de la photo. Un nouveau lieu d’exposition unique, sur la Seine, avec une marina intégrée. Ce lieu sera abrité dans une barge de 700 mètres, qui doit être acheminée des chantiers de Dieppe jusqu’à sa place en plein Paris, au pied de la BNF. « C’est un grand moment pour nous, c’est un projet qu’on porte depuis deux ans ». Mais la remontée du musée flottant sur la Seine sera un vrai parcours du combattant…

Depuis l’époque romaine, les hommes cultivent les côteaux escarpés de la vallée du Rhône pour y faire pousser la vigne. Aujourd’hui mondialement connus, les appellations Saint-Joseph, Condrieu ou les très prisées Côtes Rôties font tourner la tête des amateurs de vin. C’est sur ces côteaux que Hugo et Pauline Villa ont décidé de se lancer dans l’aventure de leur vie : produire leur propre vin. A 26 ans, après des études de commerce, Pauline a choisi il y a un an de revenir sur le domaine familial pour apprendre le métier au côté de son frère aîné. Ils démarrent leur aventure sur un socle solide, un domaine de 20 hectares entièrement créé par leur père Pierre-Jean Villa il y a 14 ans. Marchant dans les pas de leur père, Hugo et Pauline sont toutefois bien décidés à tracer leur propre sillon. Entre les aléas climatiques et le manque de foncier, le pari est très risqué : « A 16 ans quand je suis arrivée dans les vignes, je me suis dit mais c’est quoi cet enfer ! Mais plus on y vient, plus on y revient. La vigne a un très fort pouvoir d’attraction. » Pour cette première année de vinification, le duo a vu les choses en grand, ils ont produit 35000 bouteilles : « On ne pensait pas en faire autant. Maintenant il va falloir les vendre ! On sait qu’on nous attend au tournant » Dans ce milieu très concurrentiel, le défi est de taille. Pour séduire un public exigeant, Hugo et Pauline vont devoir se retrousser les manches. Leur rêve : convaincre un chef étoilé de mettre leurs vins à sa carte.

Enfin vous retrouverez la famille Labrousse, partie faire un tour de France à vélo le long des fleuves. Après leur début sur la Via Rhona, des Alpes jusqu’en Camargue, Jessica et Vincent, vont pédaler avec leurs enfants Janis et Mahé le long de la Loire, non sans péripéties !

Épisode 3

Isabelle Jouan-Rimbeau a fait une folie il y a quelques mois : elle a vendu sa maison en Bretagne pour s’offrir un château en bord de Loire, entre Saumur et Angers. « En arrivant ici, j’ai vu la cour, la maison, je me suis dit c’est celle-là. C’est ma maison. Et l’aventure commençait ! » Je me suis dit que c’était maintenant qu’il fallait vivre et s’écouter ». En quelques jours la décision est prise, elle quitte tout et s’installe au château de la Boussinière, au grand désespoir de son entourage qui se demande ce qu’elle va faire dans cette galère ! La vue époustouflante sur la Loire depuis le château et le potentiel de la demeure lui donne confiance. Isabelle a décidé de lancer une activité de gîtes et chambres d’hôtes, mais le château a besoin d’un coup de frais. Elle veut notamment transformer le grand salon de cette demeure du 17e siècle en une boutique et un café/glacier pour séduire petits et grands. Mais la nouvelle propriétaire ne cesse de rencontrer des obstacles. Entre les procédures administratives à faire et les travaux à réaliser, Isabelle a investi énormément d’argent dans ce château et ne touche pas de salaire depuis 1 an. Réussira t’elle son pari de vivre du château de ses rêves ?

A une centaine de kilomètres du château d’Isabelle, vous retrouverez Thierry Bouvet, pêcheur professionnel de Loire, qui lui aussi s’est fixé un grand défi : créer et vendre un élixir de Loire, appelé « Garum ». Cet ancien géographe est tombé amoureux du fleuve. A 50 ans, il a décidé de changer de vie, et navigue désormais sur La Loire entre Amboise et Tours. Depuis quelque temps son métier est devenu plus compliqué, du fait du réchauffement climatique : « En été, l’eau peut monter jusqu’à 30 degrés alors les poissons souffrent et il y en a de moins en moins ! » Alors pour préserver son paradis naturel et son nouveau métier, le pêcheur est devenu inventeur ; il a créé cet étrange nectar du fleuve, une sauce fermentée à base de poisson. « Je me suis dit que j’allais faire du Nuoc-mâm en utilisant du sel et les viscères de poissons. J’ai effectué des recherches et j’ai découvert que les romains faisaient déjà la même chose sous l’Antiquité. C’était le garum, le ketchup des romains en quelque sorte !! » Après avoir travaillé plusieurs années pour mettre sa recette au point, Thierry doit désormais réussir à la vendre. Le pêcheur vise haut : il souhaite convaincre des chefs étoilés que son « garum » a sa place en cuisine et sur les plus grandes tables !

A Arles, dans les eaux sombres du Rhône, ce sont d’autres trésors romains qui intéressent David Djaoui, archéologue-plongeur. Tel un détective, il mène l’enquête ; l’histoire du fleuve sous l’Antiquité est devenue son domaine de prédilection. Sa spécialité : l’étude des amphores et des céramiques témoignant de l’intense activité du port fluvial d’Arles, appelé alors « Arlate » et qui reliait la Méditerranée à la Gaule. Ce Marseillais vit à Arles au rythme des fouilles archéologiques dans le Rhône depuis 20 ans. Cela fait neuf ans que David n’a pas mené de fouilles archéologiques subaquatiques dans le Rhône mais cette année enfin, lui et son équipe vont pouvoir de nouveau sauter à l’eau à la recherche d’épaves du Ier siècle et peut-être d’autres trouvailles ! En 2011, la campagne a été exceptionnelle, David a piloté une campagne de fouilles pour sortir un chaland de commerce datant de 50 après J.C. S’il est plutôt du genre à garder la tête froide malgré l’excitation, il ne peut s’empêcher de penser à l’impensable « on ne sait jamais ce que l’on va trouver dans le Rhône, on peut rêver, des trésors en sortent régulièrement ! ». Cette année, leur mission doit faire un état des lieux de cinq épaves romaines déjà identifiées mais aussi procéder à des sondages et trouver peut-être des objets de plus de deux mille ans !

Sur la Seine, deux jeunes frères ambitieux, Augustin et Jean-Chrysostome Dumont, ont créé leur entreprise de chambre d’hôtel de luxe flottante, à 30 et 26 ans, juste après le confinement. Issus d’une fratrie de 12 enfants - 10 garçons et 2 filles - leur première house boat a été le fruit de l’entraide familiale. Aujourd’hui, ils emploient 10 salariés mais continuent de mettre la main à la patte au quotidien. « L’hôtellerie sur l’eau, ce sont des aléas tous les jours, un tuyau qui gèle, l’électricité qui saute… On doit savoir réparer nous-même. » Leur flotte compte 13 house boat différentes en France, dont 4 sur la Seine, dans les Yvelines là où ils vivent. Cette année, le duo souhaite conquérir d’autres fleuves. Ils vont devoir redoubler d’efforts et d’ingéniosité pour obtenir les permis pour s’installer dans les endroits qu’ils convoitent et être prêts avant le début de la saison ! Chaque nouvelle chambre flottante est transportée par convoi exceptionnel avant sa mise à l’eau. « C’est une étape délicate, quand vous savez que c’est 100 000 euros qui se balance au bout de la grue, c’est stressant ! ».

Dernière modification le dimanche, 12 juillet 2026 10:16
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