17:30 L'invité de "C dans l'air"
Aurélie Casse reçoit en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce vendredi 29 août 2025, Aurélie Casse reçoit Alice Augustin, grand reporter société et violences sexistes et sexuelles au magazine Elle.
Star de la gastronomie française, le chef étoilé Jean Imbert a annoncé mercredi sa mise en "retrait" de ses établissements après l'ouverture d'une enquête à son encontre pour des violences conjugales qu'il conteste. "C'est (...) par respect (pour mes collaborateurs, ndlr), que j'ai pris la décision de me mettre en retrait de mes établissements, le temps que la justice fasse son travail", écrit le gagnant de Top Chef en 2012, qui est notamment derrière les fourneaux du restaurant étoilé des hôtels Plaza Athénée à Paris et Martinez à Cannes.
Surnommé "le chef des stars", il est visé par une enquête pour violences conjugales ouverte par le parquet de Versailles à la suite de la plainte déposée par une de ses ex-compagnes, l'ancienne actrice Lila Salet. Dans cette plainte portant sur des faits remontant à 2012-2013, elle dit avoir "eu vraiment peur pour (sa) vie" et fait état de gifles récurrentes, violences, de faits d'emprise et d'une séquestration dans un hôtel "pendant plusieurs heures" lors d'un weekend en Italie. Mardi, ses avocates Me Jacqueline Laffont-Haïk et Julie Benedetti ont affirmé que les faits allégués par Lilia Salet étaient à la fois prescrits et contredits par de "nombreux (....) éléments matériels".
Le 19 août dernier, l'ancienne Miss France Alexandra Rosenfeld, qui avait témoigné dans le magazine Elle anonymement, a révélé faire partie des victimes présumées du chef Jean Imbert, son ex-compagnon. Elle assure vouloir que "la vérité soit entendue".
Alice Augustin a signé en avril dernier, avec Cécile Ollivier, la première enquête sur cette affaire, faisant état de quatre victimes présumées. Elle reviendra sur la portée de ces enquêtes, qui mettent au jour des sujets de société essentiels, que sont les violences conjugales et psychologiques.
17:45 "C dans l'air"
Aurélie Casse décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Anthony Bellanger, éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales.
Joséphine Staron, directrice des études et des relations internationales chez Synopia.
Annie Daubenton, journaliste-essayiste, ancienne correspondante à Kiev et Moscou.
Xavier Tytelman, ancien pilote de chasse, expert en défense et en aéronautique pour Air & Cosmos.
Le thème de l'émission :
Frappes sur Kiev : à quoi joue Poutine ?
C'est l'une des plus importantes attaques aériennes russes contre l'Ukraine depuis le début de la guerre. Tôt ce jeudi, plus de six cent drones ont frappé des immeubles d'habitation à Kiev, tuant au moins vingt-trois personnes, dont quatre enfants. Les missiles ont aussi endommagé un bâtiment de la mission diplomatique de l’Union européenne, ainsi que le bureau du British Council. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, s’est dit « horrifié ». Un effroi partagé par António Guterres, le secrétaire général de l'ONU, qui appelle à un cessez-le-feu.
Sur le front, les combats continuent plus que jamais. L'armée russe semble profiter de la fébrilité américaine. Les menaces de la Maison blanche contre Moscou sont timides, et si Trump se dit « pas content » des dernières frappes, il ne s'affirme « pas surpris pour autant ». « Peut-être que les deux camps ne sont pas prêts à mettre fin au conflit » explique-t-il, renvoyant l'Ukraine et la Russie dos à dos.
À Kiev, les habitants voient leur quotidien bousculé. C dans l'air a passé une nuit dans le métro de la ville, où beaucoup viennent se réfugier. Si tous espèrent une paix durable, peu se font d'illusions à court terme. L'épuisement est palpable depuis trois ans, mais les Ukrainiens ne veulent pas concéder de territoires à l'ennemi russe.
Pendant ce temps, la Moldavie craint d'être la prochaine cible de Moscou. Cette ancienne république soviétique, qui ne compte que deux millions d'habitants, voit déjà la Transnistrie, bande de terre à la frontière russe, être aux mains du Kremlin. Différents chefs d'état, dont Emmanuel Macron et Friedrich Merz, sont allés cette semaine soutenir la présidente moldave Maia Sandu. Celle-ci compte sur l'Europe pour protéger sa nation.
Alors, pourquoi Poutine intensifie-t-il les frappes en pleines négociations pour la paix ? Comment les Kiéviens vivent-ils la guerre ? La Moldavie sera-t-elle protégée contre l'ogre russe ?
Le sujet vous questionne ?
Posez votre question par SMS au 41 555 (du lundi au samedi de 15h30 à 19h00 | 0,05 € / SMS), sur Twitter avec le hashtag #cdanslair.