Inondation, sécheresse, tempête, érosion des côtes : 60% des Français sont aujourd’hui confrontés aux risques climatiques. On compte plus de 10 millions de maisons fissurées. Et une maison sur quatre se trouve en zone inondable.
Pendant un an, une équipe de "Grands Reportages" a suivi le combat de ces propriétaires, face aux assurances mais aussi face à l’État pour sauver leur maison. Une série inédite en deux épisodes.
Épisode 2
Nous retrouverons Josette, cette ancienne aide-soignante à la retraite n’a plus le droit d’habiter dans sa maison sous arrêté de péril à cause des nombreuses fissures qui la fragilisent. Elle vit dans une caravane sans eau courante et a déjà déboursé 65 000 euros en études de sol pour prouver que les fissures sont dues à la sécheresse.
Dans les Hauts de France, à Blendecques, Coralie et Antoine venaient de rénover une grande maison en briques rouges. Mais alors qu’ils allaient emménager ils ont été inondés trois fois en l’espace de deux mois.
Hélène, cheffe d’entreprise et maman de quatre grands enfants, est tombée amoureuse d’une magnifique demeure située en bord de mer à Ambleteuse sur la côte d’Opale. Elle est connue de tous comme La Maison Hantée. Ce qu’elle n’avait pas anticipé en achetant cette résidence secondaire, c'est que l’érosion de la côte serait aussi rapide. Jusqu’ici, elle n’a pas réussi à se faire entendre par les pouvoirs publics, mais elle est bien décidée à fédérer ses voisins pour demander un ouvrage de protection en dur de leurs maisons tant qu’il est encore temps.
Enfin Christine et Denis habitent à Monflanquin dans le Lot-et-Garonne. Ils se sont battus dix ans pour que leur maison fissurée soit prise en charge par l’assurance, ont gagné en première instance et perdu en appel. Dans l’impasse, ils décident de rejoindre un collectif d’élus et de 500 sinistrés. Mais les critères d’obtention des arrêtés de catastrophes naturelles se sont durcis. Or, sans ce document, ils ne peuvent pas relancer leur dossier et consolider leur maison.


































