17:30 L'invité de "C dans l'air"
Caroline Roux reçoit chaque jour en direct une personnalité qui fait l'actualité. Hommes et femmes politiques, écrivains, philosophes, scientifiques ou économistes : 10 minutes de dialogue pour donner un éclairage en prise directe avec l'information du jour.
Ce mercredi 18 février 2026, Caroline Roux reçoit Emma Haziza, hydrologue et présidente fondatrice du centre de recherche action Mayane, spécialisée dans l’adaptation de notre société au changement climatique.
La Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire sont maintenus en alerte rouge crues au moins jusqu'à jeudi, a annoncé mercredi Vigicrues, qui indique que neuf départements sont en vigilance orange crues ou pluie-inondation à l'arrivée de la tempête Pedro. "Après une courte accalmie des précipitations mardi matin, de nouvelles pluies concernent la Bretagne depuis mardi après-midi, avant une nouvelle perturbation plus active mercredi, et plus généralisée sur l'ouest du pays", indique le service d'alerte dans son bulletin. "La crue semble assez exceptionnelle", s'est alarmé mardi le maire de Saintes (Charente-Maritime), Bruno Drapron. "Actuellement, on évacue près d'une centaine de maisons".
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a souligné que la France subissait "un record d'humidité dans les sols, jamais recensé depuis 1959", faisant un lien avec le changement climatique. Elle a annoncé que l'Etat apporterait son soutien aux collectivités touchées par les intempéries.
17:45 "C dans l'air"
Caroline Roux décryptera en direct l'actualité en compagnie de quatre experts. En fin d'émission, ils répondent aux questions des téléspectateurs.
Les experts invités :
Pascal Perrineau, politologue, professeur des Universités à Sciences Po.
Soazig Quéméner, rédactrice en chef de La Tribune Dimanche.
Sandrine Cassini, journaliste en charge de la gauche pour Le Monde.
Brice Teinturier, directeur général délégué de l'Institut de sondages Ipsos.
Le thème de l'émission :
Mort de Quentin : l'onde de choc
L’enquête avance cinq jours après la mort de Quentin Deranque, 23 ans, étudiant et militant d’extrême droite, roué de coups sur un trottoir de Lyon. Depuis hier soir, la police judiciaire a déclenché une vague d’interpellations et 11 personnes sont en garde à vue ce mercredi. Parmi elles, Jacques-Elie Favrot, assistant jusqu’à ces derniers jours du député de La France insoumise Raphaël Arnault, mais également plusieurs ex-militants du groupe antifasciste la Jeune Garde, dissous l’été dernier par le gouvernement.
Reste pour les magistrats à clarifier les soupçons pesant sur chacun des gardés à vue dans le drame qui s’est déroulé à Lyon, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po. Les investigations se poursuivent alors que de nouvelles vidéos permettent de lever quelques-unes des zones d’ombre, encore nombreuses. Sur ces images, diffusées par Le Canard enchaîné, on peut voir, quelques minutes avant le passage à tabac de Quentin Deranque, deux bandes équivalentes en nombre s’affronter.
La justice travaille sur ces vidéos et sur l’enchaînement précis des faits, alors que, dans la classe politique, le débat s’enflamme. La France insoumise est ciblée pour sa proximité avec le mouvement dissous La Jeune Garde, dont l’un des fondateurs, Raphaël Arnault, a été élu député sous sa bannière. « Il faut faire le ménage dans vos rangs », réclame le Premier ministre Sébastien Lecornu. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a demandé à Mathilde Panot d’exclure son député, même « temporairement », du groupe parlementaire insoumis. Elle a a par ailleurs appelé à ce qu’il n’y ait « plus jamais un député LFI au sein de l’Assemblée ». De son côté, Yaël Braun-Pivet a estimé, ce mercredi matin, que les responsables politiques devaient appeler au calme. Elle a également dit souhaiter que le député Raphaël Arnault ne siège plus à l’Assemblée nationale, tout en précisant que « seul le Conseil constitutionnel peut le faire ». La déchéance du mandat d’un membre de l’Assemblée ne pouvant survenir qu’à l’issue d’une condamnation pénale le privant de son droit d’éligibilité, une fois que celle-ci est définitive.
Parallèlement, plusieurs voix, dont celles de Raphaël Glucksmann, François Hollande et Jérôme Guedj, ont enjoint la gauche à rompre clairement avec le parti de Jean-Luc Mélenchon.
Le leader insoumis, de son côté, a réaffirmé hier soir qu’il est opposé à la violence en politique, qui « rabougrit » les combats, et que LFI « n’avait rien à voir ni de près ni de loin » avec la tragédie lyonnaise. Il a également pointé la « responsabilité de la puissance publique », qui aurait failli à son devoir de protection de l’ordre public, et a appelé à ce que « chacun fasse l’effort du calme et du sang-froid ». « Pas de surenchère », a-t-il insisté, alors qu’une dizaine de permanences parlementaires « insoumises » ont subi des dégradations. Ce mercredi, le siège de LFI à Paris a dû être brièvement « évacué suite à une menace à la bombe » a annoncé le coordinateur de LFI Emmanuel Bompard.
Le sujet vous questionne ?
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